Mercredi 23 juillet 2008
Publié dans Actualité Politique au Moyen Orient, Actualité Politique en France, Actualité Politique en Palestine, Actualité politique en Europe

Alors que Mahmoud Abbas était de visite à Paris pour rencontrer Jacques Chirac et discuter de l’aide au gouvernement palestinien récemment mis en place, on peut s’étonner que la politique étrangère n’ait pas plus de place dans la campagne électorale.
L’Union européenne a bloqué ses aides financières au gouvernement palestinien depuis l’élection du mouvement du Hamas. Et d’après les récentes déclarations de la commissaire européenne aux Relations extérieures, Benita Ferrero-Waldner, la reprise n’est pas imminente.
Pourquoi les candidats ne parlent-ils ni d’Europe ni du Monde? C’est pourtant la fonction principale d’un président de représenter la France à l’extérieur. Comment les Français peuvent-ils s’approprier les problématiques européennes et internationales si elles ne sont pas évoquées pendant la campagne ?
On ne peut que regretter encore une fois qu’on ne juge pas fédérateur, au sein des partis, d’évoquer ces problématiques. On évite les sujets qui divisent. C’est une logique de parti. Mais la France y perd.
Le véritable défi pour le président sera de donner à la France une place forte au sein de l’Europe et du monde, et surtout de rassurer les Français sur les enjeux que cela comporte. Leur dire qu’ils n’y perdront ni leur identité ni leur modèle social et qu’ils ont tout à y gagner.
Mais les campagnes électorales ne sont peut être par les meilleurs moments pour cela…
C.P
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