L’affaire Clearstream est un nœud de paradoxes. Les semaines du procès, les journalistes nous ont abreuvés de ce genre d’incipit afin d’amorcer leurs articles. Bien malin celui qui débuterait sa prose autrement. Un mois d’un procès à bout de souffle, qui a ouvert le 21 septembre pour se clore le 23 octobre, où chaque jour la vérité est devenue un peu moins claire, une de ces grandes saga politico-juridique qui marquera la cinquième république, la marque d’une rivalité politique au sommet, entre deux hommes politiques, des plus brillants de leur génération, Nicolas Sarkozy et Dominique de Villepin.
L’accusation de « dénonciation calomnieuse », pour laquelle Dominique de Villepin avait dû disparaître momentanément du champ politique français, dans l’affaire des frégates de Taiwan, semblait suffoquer ces derniers temps du fait de son manque de substance.
Sacha Guitry est enfermé dans une prison française pendant six semaines, au lendemain de la seconde guerre mondiale, sans inculpation. Les demandes d’instructions supplémentaires de ses avocats sont ignorées les unes après les autres par les juges, qui concluent, quelques années plus tard, par un non-lieu.
Après la controverse sur la présence française en Afghanistan, provoquée par la mort de 10 militaires français le 18 août, les parlementaires français se sont prononcés le 22 septembre pour le maintien des troupes françaises, voire leur renforcement en hommes et en moyens.
A la vision de la pièce d’Antoine Rault sur Mazarin, précepteur de Louis XIV, au théâtre Montparnasse, « le diable rouge », on ne peut s’empêcher de penser à notre Président. “Distribue ta confiance à différents ministres afin que la jalousie épuise les plus ambitieux”.
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