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Révolution Islamique et Israel

Lundi 15 septembre 2008

  Publié dans Actualité Politique en Iran, Actualité Politique en Israel

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La Révolution islamique a jeté les bases d’une radicalisation des rapports israélo-iraniens. La République islamique d’Iran, surtout à ses débuts, défend certains dogmes qui provoquent une opposition israélo-iranienne.

L’anti-occidentalisme de Khomeyni, en opposition avec le partenariat stratégique menée par le Chah en direction des Etats-Unis, ou encore la doctrine panislamiste du grand ayatollah, engendrent en effet une rupture diplomatique nécessaire à la bonne cohérence de la nouvelle politique étrangère islamique. Cette légitimation se fait, en premier lieu, par la mise en place institutionnelle du velayat-e faqih.

Codifiée par le grand ayatollah Khomeyni dans les années 1960-1970, cette thèse prend le contre pieds de l’école constitutionaliste chiite. Elle érige en dogme la tutelle du clergé sur la communauté. Le guide n’est pas soumis aux aléas politiques et fixe les orientations qui s’imposent au croyant. Nous avons fait référence précédemment à la première Révolution iranienne, la révolution constitutionnaliste de 1906 qui visait à une modernisation de la société.

Portée par Mirza Naïni, cette Révolution tendait à provoquer un mouvement de réforme au sein de l’islam, centré sur la notion de constitutionnalisme. Son fondateur est la référence des grands ayatollahs opposés au velayat-e faqih tel que Ali Al-Sistani, l’ayatollah irakien décédé en 1992, devenu le plus grand marja al-taqlid, « source d’imitation », en Irak.

La nouvelle constitution de 1979 en Iran engendre un exécutif bicéphale. Suivant les principes du velayat-e faqih, le guide de la révolution et le conseil des gardiens, deux institutions non élues, contrôlent le Président et le majles, le parlement iranien, qui sont deux institutions élues.

Il n’en reste pas moins que les institutions démocratiques jouissent d’un écho important auprès de la population et que le pouvoir iranien doit parvenir à maintenir cet équilibre complexe. Le soutien apporté par la population aux institutions démocratiques et le développement des médias et d’Internet en Iran obligent le clergé chiite à beaucoup de prudence, et de pragmatisme.


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